La communication joue un rôle prépondérant dans l'engagement des collaborateurs. Si les vidéos peuvent avoir un fort impact en très peu de temps et si le graphisme permet de simplifier la compréhension d'informations complexes, l'écrit reste le moyen de communication privilégié à grande échelle.
De nombreux responsables de la communication interne ont une formation en journalisme. Beaucoup de professionnels des ressources humaines ont une formation en psychologie. Ni les uns ni les autres ne sont nécessairement habitués à rédiger du contenu en ligne.
Votre intranet n'est peut-être pas accessible sur le Web et n'est peut-être pas ouvert à tout le monde, mais vos collaborateurs s'en moquent. Certaines parties ressembleront à un site Web, d'autres à un réseau social. Ce type d'impression suscite une attente : « Ne me faites pas perdre mon temps, donnez-moi ce qui m'intéresse. » C’est pourquoi nous avons compilé une liste de conseils, tirés directement d’œuvres littéraires célèbres, qui vous aideront à améliorer plus que jamais vos textes destinés à votre intranet.
14 conseils pour rédiger des articles d’intranet inspirants
1. Écrivez simplement
Lorsque vous rédigez pour l'intranet, veillez à ne pas écrire pour plaire aux juristes de votre entreprise : optez pour un ton conversationnel et un langage simple. Ne craignez pas de « simplifier à outrance » : un texte simple, clair et concis est perçu comme plus intelligent qu'un langage qui nécessite un dictionnaire des synonymes pour être compris.
2. Décrivez bien les choses
Lorsque vous communiquez, par exemple, les résultats trimestriels sur votre plateforme intranet, veillez à replacer les pourcentages dans leur contexte. Les chiffres ne veulent rien dire sans les mots, car ce sont les mots qui donnent vie à l'histoire.
3. Utilisez l’humour
L'humour est l'un des meilleurs moyens de rendre une communication mémorable. N'en abusez toutefois pas : c'est lorsqu'il est inattendu qu'il fait mouche. Mais n'oubliez pas que vous écrivez pour la plateforme intranet de votre entreprise, pas pour un bar.
4. Terminez par une question ouverte
Sur votre intranet, terminez vos communications par une question ouverte. C'est un moyen simple et rapide de susciter des commentaires.
5. Soyez concis
Le discours de Gettysburg ne comptait que 272 mots. Vous n’avez pas besoin d’un chef-d’œuvre pour faire passer votre message — pas plus que le PDG. Un contenu court et concis est la longueur idéale pour la plupart des articles d’intranet.
6. Testez vos compétences rédactionnelles
Une excellente façon de tester vos compétences rédactionnelles pour les plateformes intranet consiste à rédiger votre message comme vous le feriez naturellement, puis à supprimer tous les adjectifs. Imaginez que votre public dispose d’une capacité cérébrale limitée par paragraphe : chaque mot qu’il lit mobilise une cellule cérébrale. Plus il reste de cellules cérébrales inutilisées, plus votre public dispose de capacités intellectuelles pour mémoriser et exploiter votre message. Les mots tels que « très » ou « souvent » devraient notamment vous mettre la puce à l’oreille.
Une fois que vous vous serez habitué à cette façon épurée d’écrire, introduisez un ou deux adjectifs — mais assurez-vous qu’ils soient chargés de sens. Si vous dites « entreprise internationale » plutôt que simplement « entreprise », l’adjectif « internationale » doit être présent pour une raison précise — par exemple, pour mettre en avant un argument clé de vente (USP).
7. Intégrez des questions dans votre message
Ponctuer votre texte de questions est un excellent moyen de relancer la réflexion de votre lecteur. Évitez toutefois les questions fermées : si le lecteur répond mentalement par la négative (« non » alors que vous vouliez un « oui »), vous l’aurez perdu.
8. « Imaginez » — le mot incontournable
Utilisez le mot « imaginez ». John Lennon a prouvé que c'était l'un des mots les plus puissants de la langue anglaise. Les lecteurs de votre plateforme intranet se sentiront plus impliqués et plus motivés à lire et à répondre à votre message.
9. Écrivez en utilisant la voix active
Écrivez toujours en utilisant un ton actif lorsque vous rédigez un article sur un intranet. « Afin de pouvoir offrir le meilleur service possible à nos clients » devrait devenir « pour offrir le meilleur service possible à nos clients ». Vous ne voulez pas suggérer, vous voulez convaincre. « Un problème est en train d’être résolu par lui » doit devenir « il résout le problème ». Pourquoi ? Parce qu’il y travaille en ce moment même, et que vous souhaitez transmettre ce sentiment d’urgence. Les verbes se terminant par -ing (présent progressif) indiquent généralement la passivité.
10. N’utilisez qu’un seul appel à l’action
N’incluez jamais plus d’un appel à l’action (CTA) dans un même message. Un seul est mémorable, deux constituent une comparaison, trois une proposition, quatre ou plus une liste.
11. Soyez explicite
Exprimez-vous clairement afin que personne ne puisse mal interpréter votre message : vous ne pouvez pas compter sur l'attention totale de votre lecteur, ni sur sa connaissance implicite et contextuelle de votre message.
12. Le rythme
Le rythme : ce qui fait toute la différence. Il respire. Il vit. Il captive. Le rythme, c'est ce qui distingue un « bon » texte d'un « excellent » texte. Le tempo ? La longueur de vos phrases. Les paragraphes sont les mesures. Vous voulez marquer des points ? Écrivez avec rythme.
Vous voyez ce que nous avons fait là ? « Le rythme fait la différence entre un "bon" et un "excellent" texte » est le seul point de ce paragraphe, mais nous utilisons une phrase d'introduction, un triple effet percutant et une métaphore pour le rendre mémorable. Nous contournons les règles en posant une question fermée, mais nous ne terminons pas par celle-ci, ce qui évite de risquer de perdre le lecteur. Au lieu de cela, nous enchaînons immédiatement avec un appel à l’action (CTA) pour conclure le texte.
13. Évitez le mot « que » à la fin de vos phrases
Presque toutes les parties d’une phrase qui se terminent par le mot « that » peuvent être supprimées. « One of those events that eventually lead to change » devrait devenir « this event led to change » — et si l’on veut être pointilleux, supprimez également « eventually ».
14. Informez, ne vendez pas
Les articles d’intranet doivent être suffisamment autoritaires et convaincants, grâce à toutes les informations fascinantes que vous avez rassemblées, pour que vous n’ayez pas besoin de « vendre » — à grand renfort de beaux adjectifs — pour convaincre votre lecteur.
Vous souhaitez en savoir plus ?
« On Writing Well » est l’un des ouvrages les plus célèbres, regorgeant de conseils utiles et de bonnes pratiques pour la rédaction de contenus non fictionnels. Après l’avoir lu, jetez un œil à « The Adweek Copywriting Handbook » de Joseph Sugarman. On peut en ignorer une grande partie — notamment les passages consacrés aux textes longs —, mais les passages qui traitent de l’effet psychologique des mots restent d’actualité. Sa règle sur ce que doit faire la première phrase (vous donner envie de lire la deuxième !) est également inestimable.
Enfin, après ces deux ouvrages, plongez-vous dans « Sin and Syntax ». Ce livre traite davantage de la rédaction publicitaire, du jeu avec les mots et du non-respect des règles — qu’il s’agisse des règles de grammaire ou de celles énumérées ci-dessus. Il transforme l’écriture en une forme d’art, sans fioritures. En lisant ces ouvrages au fil du temps, vous devriez voir vos textes destinés à une solution d’intranet social passer de superflus à pertinents grâce à « On Writing Well », de pertinents à captivants grâce à « The Adweek Copywriting Handbook », et de captivants à inoubliables grâce à « Sin and Syntax ».
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FAQ
Comment rendre mes articles d’intranet plus captivants pour les collaborateurs ?
Commencez par adopter un ton conversationnel et un langage simple : une rédaction simple est souvent perçue comme plus intelligente qu’un jargon complexe. Remettez les données ou les pourcentages dans leur contexte à l’aide de mots descriptifs, parsemez votre texte d’une touche d’humour subtil, terminez par une question ouverte et rédigez à la voix active pour transmettre un sentiment d’urgence et de conviction.
Quelle est la meilleure façon de structurer et de mettre en forme le contenu de mon intranet ?
Soyez concis : vous n’avez pas besoin d’un chef-d’œuvre littéraire pour faire passer votre message. Rédigez d’abord votre brouillon de manière naturelle, puis supprimez presque tous les adjectifs, en ne conservant que ceux qui ont une réelle signification. Limitez-vous à un seul appel à l’action par article, soyez explicite plutôt que de compter sur une compréhension implicite, et variez la longueur des phrases pour créer un rythme.
Quels livres peuvent m’aider à améliorer ma rédaction en matière de communication interne ?
« On Writing Well » est un ouvrage de référence largement recommandé pour acquérir les bases de la rédaction non romanesque. « The Adweek Copywriting Handbook » de Joseph Sugarman aborde l’effet psychologique de certains mots, notamment la règle selon laquelle la seule fonction de votre première phrase est d’inciter le lecteur à lire la suivante. « Sin and Syntax » met l’accent sur le jeu de mots et le non-respect délibéré des règles grammaticales, transformant ainsi l’écriture en une forme d’art.
Pourquoi est-il si important d’éviter la voix passive dans la rédaction pour l’intranet ?
La voix active transmet un sentiment d’urgence et de conviction, tandis que les constructions passives ont tendance à atténuer un message et à le faire passer pour une suggestion plutôt que pour une affirmation. « Il résout le problème » donne une impression d’immédiateté et d’action en cours, tandis que « un problème est en train d’être résolu par lui » éloigne le lecteur de ce même sentiment de dynamisme.